Depuis le 14 septembre, les agents de la PMI de Mtsamboro exercent leur droit de retrait pour dénoncer leurs conditions de travail. Plus de six semaines après le début du mouvement, la situation reste bloquée, malgré une première amélioration.
Les agents signalent depuis plusieurs mois des dysfonctionnements dans leurs locaux. Ils ont notamment dû supporter une chaleur étouffante, faute de climatisation. Des appareils ont finalement été installés le 9 octobre, mais d’autres problèmes persistent. Les infiltrations d’eau par la toiture, qui auraient déjà provoqué des coupures d’électricité, et le revêtement de sol dégradé n’aurait toujours pas fait l’objet de travaux. À l’approche de la saison des pluies, les inquiétudes demeurent.
Cette mobilisation a également des conséquences sur l’accès aux soins. Les femmes enceintes, les jeunes mères et les nourrissons doivent être orientés vers d’autres structures pour leurs consultations. Pour les familles précaires, les déplacements et les éventuels frais supplémentaires peuvent représenter un obstacle.
Une proposition de redéploiement des agents vers Acoua aurait été formulée, mais ces derniers craignent qu’une reprise du travail ne conduise à l’abandon des travaux. Ils réclament désormais un calendrier précis des interventions pour lever leur droit de retrait. Une issue attendue aussi bien par les professionnels que par les familles.
À Mtsamboro, les agents de la PMI attendent toujours des travaux après six semaines de droit de retrait

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