Coup de théâtre ce jeudi 22 octobre au tribunal judiciaire de Mamoudzou. Arrivés menottés et escortés par les gendarmes, une mère née en 1987 et son fils né en 2007 ont pris place à la barre pour répondre de violences sur leur voisin. Alors que l’audience suivait son cours, un vice de procédure a tout bouleversé. L’enquête sociale rapide, obligatoire en comparution immédiate, manquait au dossier. « Il y a quelques irrégularités », a soulevé l’avocat des prévenus. « Le tribunal ne peut que le constater et en tirer les conséquences », a répondu la juridiction. Faute d’avoir été valablement saisi, le tribunal a renvoyé l’affaire à avril 2027, devant une formation collégiale.
Les faits remontent au 20 octobre, dans le quartier de Barakani, à Koungou. Inquiète de la disparition de sa fille, la mère l’avait retrouvée devant son domicile avec un voisin. Pensant qu’ils entretenaient une relation, elle aurait frappé l’homme et étrangler avec son châle. Son fils serait intervenu avec un couteau et aurait également porté des coups. Un témoin l’aurait désarmé. La victime, qui s’est vu prescrire dix jours d’ITT, a expliqué aux gendarmes avoir simplement proposé de raccompagner la jeune fille, croisée vers 21 heures près de la pharmacie de Koungou. « Je ne voulais pas le frapper avec le couteau, c’était pour lui faire peur », a déclaré le fils. Avant leur départ, le tribunal a rappelé aux deux prévenus qu’ils devaient éviter tout incident d’ici leur prochaine audience, sous peine de risquer une incarcération.
Accusés d’agression, une mère et son fils voient leur procès renvoyé pour un vice de procédure

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