Après les violences en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion, Naïma Moutchou a fait le point lundi soir avec les préfets des Outre-mer sur la situation et les moyens mobilisés pour protéger la population.
La ministre reconnaît les préoccupations liées à la vie chère, au carburant et aux conditions d’études. Mais elle rappelle que piller des commerces et empêcher les salariés de travailler pénalise les familles. Elle apporte son soutien aux policiers, aux gendarmes et aux secours, dont plusieurs ont été blessés.
À La Réunion, les faits sont graves : commerces pillés, bâtiments incendiés, habitants évacués. Le bilan préfectoral publié dimanche recensait 18 interpellations et onze policiers et gendarmes blessés.
Mayotte reste pour le moment épargnée par cette vague d’émeutes. Mais les cours reprennent lundi 26 octobre. Cette échéance doit être abordée avec beaucoup de prudence.
Une importante communauté mahoraise vit à La Réunion et les liens entre les deux îles donnent à ces événements une proximité particulière. Les images peuvent créer un effet de loupe et donner des idées ici. Ce risque d’imitation mérite vigilance, sans rendre les violences inéluctables.
Écouter les jeunes, prendre les alertes au sérieux et protéger les établissements comme les déplacements : le calme actuel doit servir à préparer une rentrée sereine.










