Faire croire à un enlèvement pour dissimuler une fugue ou une soirée entre amis peut avoir de lourdes conséquences. À Mayotte, les gendarmes rappellent que simuler une disparition, un enlèvement ou une séquestration constitue un délit lorsque les faits sont volontairement inventés et signalés aux autorités.
Ce type de situation s’est déjà produit sur le territoire. Des personnes ont ainsi fait croire qu’elles avaient été enlevées alors qu’elles avaient simplement quitté leur domicile pour aller faire la fête. Des mensonges qui peuvent provoquer une vive inquiétude chez les proches et entraîner d’importantes recherches pour retrouver une personne supposée en danger.
Les sanctions peuvent être lourdes. Selon l’article 434-26 du Code pénal, la dénonciation mensongère de faits susceptibles de provoquer des recherches inutiles est passible de six mois de prison et de 7 500 euros d’amende. Les gendarmes rappellent également les risques de garde à vue, de confiscation du téléphone et d’inscription au casier judiciaire en cas de condamnation.
Au-delà des sanctions, ces fausses alertes mobilisent inutilement les forces de l’ordre, au détriment d’autres interventions. Face à des difficultés familiales, scolaires ou personnelles, les gendarmes encouragent les jeunes à se confier à un adulte de confiance plutôt qu’à inventer une disparition. En cas d’urgence réelle, le 17 reste accessible, tandis que le 119 permet aux enfants en danger de demander de l’aide gratuitement, 24 heures sur 24.










