A la une de France Mayotte Matin aujourd’hui. La protection sociale recule. En 2025, la CAF comptait 23 933 foyers bénéficiaires, soit 3,5 % de moins en un an. Seuls 28 % des habitants sont couverts et Mayotte ne représente que 1,7 % des dépenses des CAF ultramarines, malgré une pauvreté massive.
La vie chère entre dans la campagne présidentielle. À Mayotte, où l’alimentation coûtait 30 % plus cher qu’en métropole en 2022 et où seuls trois adultes sur dix travaillent, les promesses devront répondre à deux urgences : réduire les prix et développer l’emploi.
Le climat social se tend au Département-Région. Les 4 000 agents, répartis sur 126 sites, dénoncent leurs conditions de travail, le manque de moyens et des engagements non tenus. Sans réponse, l’intersyndicale menace d’engager une grève dès le 26 octobre.
À Vahibé, les forces de l’ordre ont de nouveau essuyé des jets de projectiles et affronté des barrages. À Mamoudzou, deux procès pour des faits à caractère sexuel rappellent la difficulté de protéger les victimes et de juger ces dossiers sensibles.
Enfin, les navettes maritimes franchissent une nouvelle étape avec la consultation du public préalable à leur autorisation environnementale. Citeo rappelle que tous les emballages en plastique peuvent désormais être triés dans les bornes jaunes. Le cinéma mahorais poursuit aussi son chemin avec le tournage de Maesha, deuxième long métrage de Naftal-Dylan Soibri.










