La « chimique » était au cœur d’une affaire de violences jugée ce jeudi 8 octobre en comparution immédiate au tribunal judiciaire. Deux jours plus tôt, dans un centre d’hébergement et de réinsertion, un homme s’en était violemment pris à un autre résident à coups de chaise, alors que celui-ci était assoupi. Le veilleur de nuit avait alerté la police.
La victime, présentant plusieurs plaies et deux orteils fracturés, s’est vu prescrire 14 jours d’incapacité totale de travail (ITT). À l’audience, des photographies la montrant allongée au sol, ensanglantée, ont été présentées.
Le prévenu, en état de récidive, reconnaît les faits. Selon ses déclarations, la victime avait pris l’habitude de lui voler sa « chimique » pour en consommer, malgré ses avertissements répétés. « Je lui ai dit de ne pas prendre mes affaires », explique-t-il à la barre.
« Vous n’y êtes pas allé de main morte », réagit le tribunal. « Oui, je voulais le blesser, mais pas trop », répond l’intéressé.
Le tribunal lui rappelle que son placement dans ce centre constituait « une mesure de confiance ». « Donnez-moi une chance. Je vais arrêter tout ça », implore le prévenu. « La chance, vous venez de la perdre », lui répond le tribunal.
Pour le substitut du procureur, l’homme « préfère rester dans cette posture de délinquant ». Il requiert 18 mois de prison avec mandat de dépôt. La défense demande une peine mixte, rappelant notamment que son client est français et père d’un enfant. Après délibération, le tribunal l’a déclaré coupable et condamné à douze mois de prison avec mandat de dépôt.
À Mamoudzou, une histoire de « chimique » se termine par douze mois de prison ferme

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