Quitter Mayotte pour poursuivre ses études en métropole représente un véritable bouleversement. Nouveau logement, démarches administratives, transports, éloignement familial, nouvelles habitudes universitaires : pour beaucoup de jeunes, tout est à découvrir. Et avec l’automne qui s’installe, ils vont aussi connaître leurs premiers vrais froids, parfois à des milliers de kilomètres de leur famille.
C’est précisément dans cette période de transition que l’AELMA-RA joue un rôle important. Depuis 2015, l’association accompagne les étudiants et lycéens mahorais installés en Auvergne-Rhône-Alpes. Elle les aide dans leurs démarches, peut apporter une aide alimentaire mais cherche aussi à recréer du lien grâce à des sorties, des rencontres et des moments conviviaux.
Le 3 octobre, sa journée d’accueil organisée à Clermont-Ferrand a réuni au moins 150 personnes et une quinzaine de structures. Une manière de montrer aux nouveaux arrivants qu’ils ne sont pas seuls et qu’ils peuvent demander de l’aide lorsqu’une difficulté survient.
D’autres rendez-vous sont déjà prévus : Maoulida chengué le 17 octobre à Clermont-Ferrand, journée d’accueil le 18 à Grenoble, journée culturelle le 24 à Clermont-Ferrand puis une rencontre à Lyon en novembre.
Pour ces jeunes qui découvrent simultanément les études supérieures, l’autonomie et la vie loin de Mayotte, créer rapidement un réseau peut faire toute la différence. L’AELMA-RA contribue ainsi à transformer l’éloignement en une nouvelle solidarité mahoraise.










