Le test semble concluant pour l’hélicoptère bombardier d’eau arrivé à Mayotte le 15 août pour renforcer la lutte contre les feux de végétation. Officiellement inauguré ce mardi matin en Petite-Terre, l’appareil a déjà effectué 350 largages pour 20 heures de vol. À Ouangani et Chiconi, 280 largages ont notamment été réalisés en seulement deux jours.
Équipé d’une poche pouvant transporter jusqu’à 820 litres d’eau, l’hélicoptère bombardier d’eau peut puiser directement dans le lagon et rejoindre rapidement les incendies. « Ça nous permet d’attaquer plus précocement les feux », explique le colonel Patrick Clerc, directeur du SDIS. Un moyen particulièrement adapté aux secteurs difficiles d’accès à pied, tout en évitant de puiser dans les réserves d’eau douce.
Prévu pour rester à Mayotte jusqu’en décembre, l’appareil pourrait désormais ouvrir la voie à un dispositif plus large. Dès l’année prochaine, le SDIS souhaite explorer de nouvelles missions : transport de pompiers dans des zones inaccessibles, hélitreuillage de randonneurs blessés ou encore secours en mer.
Ces nouvelles possibilités pourraient conduire à prolonger la présence de l’hélicoptère sur le territoire. « On revisitera évidemment le contrat et la durée d’opération », indique le préfet Frédéric Poisot. La pérennisation d’un moyen aérien à Mayotte fait également partie des réflexions, même si aucune acquisition n’est pour l’heure actée.
Après 350 largages, l’hélicoptère bombardier d’eau pourrait élargir ses missions à Mayotte (vidéo)

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