Plus d’une centaine de migrants ont débarqué à Mohéli, selon la presse comorienne. Rien ne permet encore d’affirmer qu’ils tenteront de rejoindre Mayotte. Mais la proximité entre les îles et l’historique des traversées clandestines imposent aux autorités françaises d’anticiper une possible nouvelle route migratoire.
Les services de l’État disposent-ils d’informations sur l’origine de ces personnes et leur destination ? Une coordination a-t-elle été engagée avec Moroni pour éviter que Mohéli ne devienne une étape vers Mayotte ?
Le 26 août, Sébastien Lecornu annonçait le remplacement des quatre radars, le déploiement de drones et de ballons captifs, davantage d’intercepteurs ainsi qu’un poste militaire permanent à M’tsamboro. Quelques semaines plus tard, Mayotte attend de savoir quels moyens sont réellement opérationnels et où se trouvent les renforts promis.
Le Quai d’Orsay doit également interpeller le gouvernement comorien notamment pour renforcer la coopération migratoire en lien avec l’aide humanitaire et les accords de juillet 2019. Ces financements ne peuvent rester sans résultats concrets tandis que les kwassas continuent d’arriver.
Le camp de Tsoundzou est déjà saturé et les accords permettant le retour en République démocratique du Congo des personnes déboutées tardent à produire leurs effets. Mayotte ne peut plus subir des flux régionaux insuffisamment maîtrisés. Cette arrivée à Mohéli constitue une alerte qui exige désormais des actes.







