Le camp de migrants africains de Tsoundzou a fait l’objet, hier matin, d’une vaste opération du Comité opérationnel départemental anti-fraude. Avec les forces de l’ordre, ses agents ont contrôlé les commerces du site et fermé toutes les échoppes exerçant sans cadre légal.
Selon plusieurs témoins, les marchandises proposées à la vente ont été saisies, notamment des produits alimentaires. L’intervention a suscité un vif émoi parmi les occupants, notamment congolais, impliqués dans ce commerce de proximité. Les autorités ont rappelé que ces ventes sans autorisation étaient illégales.
Selon nos informations, plusieurs personnes soupçonnées de « tenir » ces commerces ont été interpellées et conduites au commissariat. Leurs auditions doivent permettre de déterminer l’origine des marchandises et les circuits d’approvisionnement de cette économie informelle. Le bilan exact des interpellations et des saisies n’est pas connu.
L’opération porte un coup d’arrêt provisoire à une activité visible dans un camp où vivraient près de 2 500 migrants, dans des conditions toujours aussi précaires. Elle ne règle pas le problème de fond. Tant que le camp subsistera et que ses occupants resteront sans ressources régulières, ces commerces clandestins se reconstitueront.
Dans le même temps, sans lien établi entre les deux interventions, la police municipale est de nouveau intervenue place de la République, à Mamoudzou, pour faire cesser l’activité de coiffeuses exerçant illégalement sur l’espace public.
Le bras de fer contre l’économie informelle liée au camp de migrants est engagé. Les contrôles sont nécessaires pour faire respecter la loi et garantir une concurrence équitable aux commerçants déclarés. Mais le camp de Tsoundzou demeure, avec sa misère, ses besoins et une économie clandestine susceptible de renaître après chaque opération.
Le CODAF frappe les commerces illégaux dans le camp de Tsoundzou

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