Un salon de coiffure installé sans autorisation sur la place de la République, une activité qui échapperait à tout contrôle et une altercation avec des habitantes : Safina Soula, présidente du Collectif des citoyens de Mayotte 2018, réclame une réponse ferme.
Selon elle, des femmes exerçant illégalement la coiffure auraient agressé des Mahoraises. La police se serait limitée à entendre les deux parties, sans procéder, affirme-t-elle, à des contrôles d’identité. Les faits précis et la situation administrative des personnes mises en cause n’ont pas été vérifiés. Au-delà de l’incident, Safina Soula dénonce une économie souterraine qui fragilise les professionnels déclarés. Prestations non déclarées et occupation illégale de l’espace public créent une concurrence déloyale pour ceux qui respectent les règles et paient leurs cotisations. Safina Soula insiste aussi sur le climat d’insécurité véhiculé par ces activités illégales aux yeux de tous.
La lutte contre l’immigration clandestine doit aussi passer par celle contre le travail illégal, rappelle la militante associative. Lorsqu’une activité suspecte est repérée, les services doivent contrôler, identifier les responsables et, si les infractions sont établies, faire cesser l’installation.
Safina Soula interpelle le préfet et réclame des décisions rapides. Laisser prospérer ces activités nourrit le sentiment d’abandon, affaiblit l’économie officielle et accroît les tensions. À Mayotte, faire respecter la loi partout et pour tous est une urgence économique autant qu’un impératif d’ordre public.
Le travail illégal des « coiffeuses africaines » attise la colère du Collectif des citoyens de Mayotte 2018

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