Un enseignant de 46 ans du lycée Bamana a été déféré au parquet après sa garde à vue, puis placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention. Le parquet lui reproche cinq agressions sexuelles sur des élèves, aggravées par sa qualité de professeur, ainsi que des faits de harcèlement sexuel. Les faits présumés auraient été commis en 2025 et 2026 et concerneraient plusieurs victimes.
L’enseignant nie catégoriquement les accusations. Jusqu’à cette affaire, il était inconnu des services de police et de justice. Son placement sous contrôle judiciaire ne constitue pas une condamnation : il reste présumé innocent tant que sa culpabilité n’a pas été établie.
Le rectorat a été informé, conformément aux dispositions prévoyant le signalement des procédures concernant un personnel de l’Éducation nationale.
Le procureur de la République, Guillaume Dupont, affirme que le parquet travaille avec la police, la gendarmerie et le rectorat. Il entend apporter « une réponse pénale ferme, rapide et lisible contre les auteurs présumés », par la comparution immédiate ou le placement sous contrôle judiciaire dans l’attente du jugement. Il présente cette réponse comme « un impératif d’ordre public » dû à la population mahoraise et aux victimes, mineures comme majeures.
La procédure devra désormais établir la réalité de chacun des faits reprochés.







