La tension syndicale monte encore à Mayotte après l’interpellation de Rivo, responsable du SNUipp, lors de la mobilisation organisée mercredi 26 août, place de la République à Mamoudzou. Après la CGT, Force ouvrière condamne à son tour « avec la plus grande fermeté » les conditions de l’intervention des forces de l’ordre, survenue pendant la visite du Premier ministre Sébastien Lecornu.
Les syndicats entendaient porter leurs revendications sur les salaires, les droits sociaux, les services publics et les conditions de vie. Selon FO, l’interpellation puis le placement en garde à vue du militant sont « profondément préoccupants » et témoignent d’une réponse disproportionnée à une mobilisation présentée comme pacifique.
L’organisation réclame la libération immédiate de Rivo et l’abandon de toute mesure liée à son engagement syndical, « si aucun fait pénalement caractérisé ne le justifie ». Elle demande également une transparence totale sur les circonstances de l’interpellation et appelle les représentants de l’État à privilégier le dialogue social plutôt que la confrontation.
Force ouvrière rappelle que le droit de grève, la liberté syndicale et le droit de manifester sont des libertés fondamentales. Pour le syndicat, la visite du Premier ministre devait permettre d’écouter les travailleurs et de répondre à leurs difficultés, « pas de réduire au silence celles et ceux qui les portent ». Cette nouvelle prise de position vient renforcer la mobilisation autour du responsable syndical et accroître la pression sur les autorités.







