Le Premier ministre annonce un changement majeur dans l’attribution de l’aide publique au développement. Désormais, une partie des sommes versées à certains pays sera conditionnée à l’obtention de résultats concrets et chiffrés en matière de politique migratoire et de lutte contre l’immigration clandestine.
Un mécanisme de bonus-malus doit ainsi être créé. Il concernera notamment sept États : le Burundi, la Tanzanie, la République démocratique du Congo, le Rwanda, la Somalie, le Kenya et les Comores. Selon les chiffres présentés par le gouvernement, ces pays ont bénéficié de 300 millions d’euros d’aide publique au développement en 2024 et de plus de 1,8 milliard d’euros entre 2019 et 2024.
L’exécutif considère toutefois que les résultats obtenus dans la lutte contre l’immigration clandestine ne sont pas satisfaisants. Les efforts des États bénéficiaires, notamment en matière de coopération et de politique migratoire, devront donc désormais être évalués avant l’attribution des financements.
L’aide humanitaire directement destinée aux populations restera exclue de ce dispositif. Le nouveau critère doit être pris en compte dès l’exécution des aides en 2026, avant une application plus structurelle en 2027.
Les ministères des Affaires étrangères et de l’Économie sont chargés de préparer les modalités concrètes de ce nouveau système et de le mettre en œuvre.







