Une pétition lancée à Mayotte réclame une réponse publique forte contre les cyberviolences sexistes et sexuelles. Le texte apporte son soutien à Saïrati Assimakou, fondatrice de l’association Souboutou Ouhédzé Jilaho, engagée dans la libération de la parole autour des violences sexuelles.
Selon la pétition, la militante est victime depuis plusieurs années de cyberviolences répétées, qui auraient récemment franchi un nouveau seuil avec des menaces de mort en ligne. Une situation qui dépasse son seul cas. Insultes, humiliations, intimidations et harcèlement peuvent pousser les femmes au silence et les éloigner de l’espace public.
Les auteurs rappellent que ces violences ne sont pas seulement virtuelles. Elles provoquent peur, isolement, épuisement et autocensure, tout en pouvant faire peser un risque réel sur les personnes visées.
La pétition demande que les menaces visant Saïrati Assimakou soient immédiatement prises au sérieux, que le danger soit évalué et que des mesures de protection adaptées soient engagées. Elle réclame également un traitement effectif des plaintes, des enquêtes, des sanctions et un accompagnement juridique, psychologique, social et numérique des victimes. https://c.org/s4GXbJf85C
Les élus, collectivités et institutions sont appelés à construire une réponse coordonnée et durable. Une convention départementale de prévention et de prise en charge est notamment proposée. À Mayotte, protéger celles qui parlent, c’est aussi permettre aux autres victimes de ne plus avoir peur de dénoncer.





