La députée Anchya Bamana pousse un coup de gueule contre le fonctionnement du comité de suivi des lois Mayotte. Elle dit avoir découvert qu’une réunion avait été organisée le 15 juillet avec des élus locaux sans que les parlementaires membres du comité en soient informés, alors qu’elle se trouvait elle-même à Mayotte.
Pour la députée, cet épisode illustre un problème plus profond : le manque de transparence sur la mise en œuvre des lois adoptées en 2025. Elle affirme que les parlementaires ne disposent pas des données chiffrées nécessaires pour mesurer l’avancement des différents chantiers et dénonce l’absence de comptes rendus des précédentes réunions.
Anchya Bamana dresse surtout un bilan particulièrement sévère de la situation sur le terrain : problèmes d’eau persistants, écoles non réparées, déchets toujours présents sur le terre-plein de M’tsapéré, entreprises en difficulté faute de paiements et bâtiments publics toujours endommagés après Chido. Autant de constats qu’elle oppose aux réunions et aux annonces de l’État.
La députée rappelle avoir contesté dès le 31 mars la méthode de travail du comité, sans obtenir, affirme-t-elle, de réponse. Elle réclame désormais des informations précises permettant de savoir « qui fait quoi, quand, comment et pour quel résultat ». À ses yeux, sans chiffres ni suivi écrit des engagements, le comité ne permet pas aux parlementaires d’exercer réellement leur mission de contrôle.





