La consommation de « chimique » progresse à Mayotte. Selon le cinquième volet de l’étude EpiMay 2025, publié par l’Agence régionale de santé, près d’un adulte sur vingt déclare avoir déjà expérimenté cette drogue de synthèse.
L’enquête estime que 52 adultes sur 10 000 en consomment quotidiennement, soit près de 870 personnes sur le territoire. Ces chiffres reposent sur une étude menée du 2 juin au 8 juillet 2025 auprès de 1 000 ménages tirés au sort. Il s’agit donc d’estimations établies à partir des déclarations des personnes interrogées.
La progression est particulièrement marquée chez les femmes. Elles sont désormais 3 % à déclarer avoir déjà consommé de la « chimique », contre moins de 1 % en 2019. L’étude ne permet toutefois pas encore d’expliquer cette évolution.
Les profils varient selon les usages. L’expérimentation concerne davantage les personnes socialement insérées et disposant de revenus plus élevés. Les consommations régulières touchent, à l’inverse, plus fréquemment les personnes aux faibles revenus et possédant un faible niveau de diplôme.
Près d’un adulte sur cinq affirme par ailleurs n’avoir jamais entendu parler de cette drogue. Face à sa diffusion, l’ARS renforce la prévention et la prise en charge grâce à la plateforme Oppelia et à ses équipes mobiles. Le Centre hospitalier de Mayotte complète ce dispositif avec son service d’addictologie de Mamoudzou.





