La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, annonce que les exonérations de charges sociales de la LODEOM et le régime d’aide fiscale à l’investissement productif seront préservés dans les textes budgétaires pour 2027. Une décision qui apporte de la visibilité aux entreprises ultramarines et maintient deux leviers essentiels pour l’emploi et l’investissement.
Une mission d’évaluation avait été confiée en avril au contrôleur général des armées Philippe Leyssenne et à l’inspecteur général des finances Gilles Lara-Adelaide. Leur rapport propose de simplifier ces dispositifs et d’en améliorer l’efficacité. Les travaux reprendront à la rentrée avec les acteurs concernés. Le Gouvernement assure que les discussions porteront sur leur évolution, et non sur leur suppression.
À Mayotte, la LODEOM est applicable depuis le 1er juillet 2026. Son niveau dépend du secteur d’activité, de la taille de l’entreprise, de son chiffre d’affaires et de la rémunération du salarié. Son articulation avec les autres allègements reste cependant complexe.
Le maintien annoncé ne clôt donc pas le dossier mahorais. Les entreprises de Mayotte et, plus largement, le monde économique attendent toujours d’être réellement entendus. Dans le cadre du PLF 2027, le territoire espère obtenir une LODEOM renforcée et adaptée à ses fragilités, sur le modèle des dispositions spécifiques accordées à certains secteurs en Guyane.




