Quatre mineurs interpellés après les violences de Doujani ont été présentés au procureur de la République, puis déférés devant le juge des enfants. Ils sont soupçonnés d’avoir participé à un attroupement armé, à des violences contre les policiers et à des dégradations de véhicules de police. Une cinquième personne, hospitalisée, sera placée en garde à vue lorsque son état le permettra.
Depuis, une vidéo circule sur les réseaux sociaux et dénonce des violences policières supposées contre l’un des quatre jeunes. Une enquête a été ouverte pour confirmer ou infirmer cette accusation. Cette vérification est légitime : même face à un suspect violent, l’usage de la force reste strictement encadré.
Mais ces images ne peuvent pas effacer les trois heures de violences qui ont précédé les interpellations. Des groupes de jeunes armés s’en étaient d’abord pris aux camions de Tetrama avant de lancer des fers à béton, des pierres et des bouteilles contre les forces de l’ordre. Doujani avait alors été plongé dans un climat de grande insécurité. Les policiers ont lutté pour protéger leur vie et celle de la population, l’usage de fers à béton contre les forces de l’ordre démontre clairement un intention de blesser voire de tuer
La diffusion de cette séquence interroge donc : montre-t-elle un éventuel dérapage ou cherche-t-elle à inverser les rôles en supprimant tout le contexte ? Seule l’enquête pourra le déterminer. La justice devra examiner séparément l’attitude des policiers et la responsabilité de mineurs soupçonnés de violences extrêmes. Vérifier la vidéo est indispensable, mais oublier les attaques subies par les forces de l’ordre serait tout aussi injuste.




