Saïd Larifou répond à l’Association des maires de Mayotte après la motion adoptée à la suite de sa tribune sur les enjeux diplomatiques de l’océan Indien. Dans une déclaration publiée jeudi 23 juillet, l’avocat, ancien candidat à l’élection présidentielle comorienne, assure ne vouloir alimenter « ni polémique, ni affrontement » entre des populations liées par une histoire ancienne.
Le président de l’Institut du droit international africain et de la bonne gouvernance distingue le respect dû aux Mahorais du débat juridique international sur le statut de Mayotte. Il reconnaît aux habitants de l’île le droit à la sécurité, à la dignité, au développement et à la paix, tout en défendant la possibilité pour les États de soutenir leurs positions par la diplomatie.
Saïd Larifou estime que les invectives, les motions de condamnation et les rapports de force n’ont apporté aucune solution durable au différend franco-comorien depuis plus d’un demi-siècle. Il appelle les autorités françaises et comoriennes, les élus mahorais, les partenaires régionaux et les organisations internationales à engager un dialogue « d’égal à égal ».
Il affirme enfin que les peuples de l’océan Indien partagent un destin commun, renouvelle sa solidarité envers les victimes de Chido et appelle à dépasser les conflits du passé. Une réponse apaisée dans sa forme, mais qui ne reconnait toujours pas la décision des mahorais au moment de l’indépendance.
Un dialogue de sourd entre Saïd Larifou et les Maires de Mayotte

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