A la une de France Mayotte Matin aujourd’hui, la convergence sociale est désormais actée, mais l’égalité réelle reste lointaine. Présentée en Conseil des ministres, l’ordonnance prévoit un alignement progressif des droits sociaux. Le Smic mahorais n’atteindra toutefois le niveau national qu’en 2031, les cotisations convergeront jusqu’en 2036 et les retraites resteront durablement pénalisées par les faibles salaires passés.
Au port de Longoni, le Conseil d’État rejette la demande de Mayotte Channel Gateway visant à suspendre la décision de justice. La délégation de service public doit donc toujours prendre fin le 1er septembre, tandis que l’EPIC prépare la reprise de l’exploitation.
La justice fait face à une autre urgence : les 452 dossiers de violences sexuelles recensés à Mayotte sont désormais suivis individuellement par les magistrats. Cette mobilisation fait déjà remonter de nouvelles affaires, alors que le territoire manque de magistrats, de greffiers, d’experts psychiatres et de structures adaptées à l’accueil des victimes mineures.
Sur le front social, un préavis de grève illimitée est déposé à la CSSM à compter de dimanche. Les syndicats réclament notamment des augmentations, davantage d’effectifs, des recrutements transparents et la fin des externalisations.
La sécurité reste également au cœur de l’actualité avec le déploiement de 125 gendarmes du nord au sud de l’île. Enfin, l’agriculture cherche à gagner en autonomie : la filière avicole prépare un projet industriel de 42 millions d’euros, tandis qu’un futur schéma d’irrigation doit mieux sécuriser l’accès à l’eau des exploitations.





