La publication du recensement exceptionnel, qui établit la population de Mayotte à 323 153 habitants, ne doit pas entraîner une diminution des financements accordés au territoire. C’est la mise en garde adressée par Kassandra Chanfi, présidente du MoDem Mayotte.
Le mouvement centriste prend acte de ce chiffre, qui répond à une demande de données fiables formulée depuis plusieurs mois par les élus mahorais. Il s’interroge désormais sur ses conséquences pour les dotations des collectivités, les investissements publics et les moyens consacrés à la reconstruction et au développement.
Pour Kassandra Chanfi, le nombre d’habitants ne peut suffire à déterminer les besoins d’un territoire. Elle cite l’Allier et la Martinique, qui comptent respectivement environ 333 000 et 361 000 habitants, mais dont les situations et les priorités sont très différentes. À Mayotte, le retard en matière d’équipements, l’insularité et les difficultés sociales doivent également être pris en compte.
La présidente du MoDem rappelle les chantiers qui restent à financer : poursuivre la reconstruction après Chido, construire des écoles, sécuriser l’accès à l’eau, développer les logements et renforcer les services publics. Son parti sera donc attentif à l’utilisation des nouvelles données démographiques.
Le MoDem demande que les contrats de convergence, les crédits européens et les dispositifs de reconstruction restent à la hauteur des enjeux. Le recensement doit, selon Kassandra Chanfi, servir à mieux organiser l’action publique, et non à justifier une réduction des moyens destinés à Mayotte.







