À l’occasion de la Journée mondiale de la malbouffe, célébrée ce mardi 21 juillet, les chiffres rappellent l’ampleur du phénomène : selon l’Observatoire de la santé, une alimentation déséquilibrée serait responsable d’un décès sur cinq dans le monde, soit près de 11 millions de morts chaque année. À Mayotte, si les grandes chaînes de fast-food sont absentes, les mauvaises habitudes alimentaires sont pourtant bien installées.
Dès le plus jeune âge, de nombreux enfants consomment quotidiennement sodas, chips, biscuits et confiseries, vendus devant certains établissements scolaires. Pour les familles les plus modestes, ces produits peu coûteux remplacent parfois un véritable repas. Dans un territoire où près de 80 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, manger varié et équilibré reste un défi. Le riz et les mabawas constituent souvent la base des repas, au détriment d’une alimentation plus diversifiée.
Les conséquences sont déjà visibles. Selon l’étude EpiMay 2025, 15 % des adultes mahorais sont diabétiques, tandis que 50 % des femmes et 25 % des hommes sont en surpoids. Chez les plus jeunes, l’Observatoire régional de la santé indique que 3 % des enfants de 10 à 12 ans sont déjà en situation d’obésité. Une réalité qui rappelle que la prévention doit commencer dès l’enfance. D’autant qu’à Mayotte, il est parfois plus facile de trouver un soda qu’une bouteille d’eau, et que cette dernière peut coûter plus cher. Une contradiction qui illustre à elle seule l’ampleur du défi.







