À mesure que le nombre de personnes présentes augmente, la vie quotidienne s’organise dans le camp de migrants africains. Selon plusieurs témoignages, des véhicules de livraison viendraient désormais jusqu’aux abords du site pour y déposer des marchandises achetées auprès d’entreprises locales. Des palettes vides, de la nourriture et différents matériels auraient notamment été livrés selon nos informations.
Ces livraisons témoignent d’un changement d’échelle. Le camp ne serait plus seulement un lieu d’installation précaire : des circuits d’approvisionnement commenceraient à se structurer pour répondre aux besoins de ses occupants. Une activité économique périphérique semble ainsi émerger autour du site, sans que l’on sache encore précisément qui passe les commandes, qui organise les livraisons et comment surtout les achats sont financés.
Un véritable travail d’investigation serait utile autour du camp de migrants pour comprendre les éventuels flux financiers, identifier les intermédiaires et déterminer si des réseaux tirent profit de cette installation. Acheter des produits auprès d’entreprises locales n’est pas en soi illégal. En revanche, l’organisation et le financement d’un campement irrégulier doivent être éclaircis. Plus le temps passe, plus le site se structure et plus son démantèlement risque de devenir complexe.

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