Le camp de migrants africains de Tsoundzou a de nouveau été le théâtre de violences ce 14 Juillet. Alors que les festivités de la Fête nationale se déroulaient dans une ambiance familiale à Mamoudzou, plusieurs rixes ont éclaté entre différentes communautés présentes sur le site.
Selon plusieurs témoignages, les affrontements ont principalement opposé des ressortissants somaliens et congolais. Des chombos auraient été utilisés au cours des bagarres, obligeant les forces de l’ordre à intervenir durant une grande partie de la matinée afin de rétablir le calme. Les sapeurs-pompiers seraient également intervenus à plusieurs reprises pour prendre en charge des blessés.
Ces violences rappellent que les tensions entre certaines communautés ne datent pas d’hier. Déjà observées lors de l’installation des demandeurs d’asile au stade de Cavani, elles perdurent malgré le transfert vers le camp de Tsoundzou. Avec une population estimée à plus de 1 600 personnes, la gestion du site demeure particulièrement délicate.
Au-delà des affrontements, ces événements relancent les interrogations sur l’avenir du camp et sur la prise en charge des personnes déboutées du droit d’asile ou en situation irrégulière. Les éloignements restent particulièrement complexes pour certaines nationalités, notamment lorsque la situation sécuritaire ou diplomatique dans le pays d’origine ne permet pas un retour effectif.
Le calme semblait revenir en milieu de journée, mais cette nouvelle flambée de violences montre que la situation demeure fragile. Les forces de l’ordre et les services de secours restent fortement mobilisés autour d’un site où la cohabitation continue de susciter d’importantes difficultés.







