Le procès d’un pilote de kwassa ne s’est finalement jamais tenu, ce jeudi après-midi, devant le tribunal judiciaire de Mamoudzou. Jugé en comparution immédiate à délai différé, le prévenu a été remis en liberté à la suite d’un vice de procédure constaté par le tribunal.
L’homme avait été interpellé le 17 mai 2026 alors qu’il pilotait une embarcation transportant dix passagers. À bord, un ballot de médicaments à usage humain en provenance d’Inde, contenant 50 boîtes de 250 comprimés, avait été découvert. Afin de déterminer précisément la nature des produits saisis, il avait été ordonné que les médicaments soient envoyés dans un laboratoire réunionnais pour y être analysés, ce qui avait justifié le recours à la procédure de comparution à délai différé.
Mais à l’audience, la présidente a constaté que cette expertise n’avait jamais été réalisée. « L’acte en question n’est pas fait », a-t-elle relevé. De son côté, l’avocat du prévenu a souligné qu’« il n’y a aucun élément dans ce dossier qui montre que le laboratoire a été saisi », avant de demander la remise en liberté de son client.
Après une courte délibération, le tribunal a estimé ne pas être valablement saisi du dossier. « Le tribunal se déclare non saisi. Vous êtes libéré », a annoncé la présidente.
Le prévenu a toutefois été reconduit à la prison de Majicavo afin que sa levée d’écrou soit effectuée. En situation irrégulière sur le territoire, il appartient désormais aux autorités administratives de décider des suites à donner, notamment en vue d’une éventuelle reconduite à la frontière.







