J’ai vraiment peur d’aller là-bas », confie un jeune de Vahibé, tout juste majeur depuis deux semaines. « Il fallait y réfléchir avant », lui répond la présidente du tribunal. Ce jeudi, son procès a finalement été renvoyé et son placement en détention provisoire à la maison d’arrêt de Majicavo a été ordonné.
« Vous venez de sortir de garde à vue », lui rappelle la présidente. Le jeune homme devait être jugé pour un vol présumé de téléphone portable commis sous la menace d’un couteau, le 20 juin à Vahibé. La victime s’est vu prescrire deux jours d’incapacité totale de travail (ITT).
L’enquête a également permis de faire le lien avec une autre affaire, bien plus grave. Le 9 avril 2026, toujours à Vahibé, une personne avait été violemment agressée à coups de pierres et de barre de fer. La victime s’était vu prescrire 90 jours d’ITT.
Au moment où le dossier est arrivé devant les magistrats, une difficulté de procédure est apparue : celui-ci n’avait été transmis au tribunal qu’une heure avant le début de l’audience. Estimant ne pas être « en état de juger au vu de l’importance de la procédure », le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire. Autre particularité, le prévenu était mineur au moment des faits du 9 avril. Le substitut du procureur de la République a reconnu que « le dossier a été déféré tardivement » et a demandé le renvoi, rappelant que « des peines relativement lourdes sont en jeu ». Le jeune homme, dont le comportement en garde à vue a été jugé inadapté par le tribunal, a été conduit sous escorte policière à la prison de Majicavo.








