Une nouvelle hausse du coût du fret maritime menace directement le pouvoir d’achat à Mayotte. Depuis le 15 juin, l’armateur CMA CGM applique une surcharge de haute saison de 600 dollars par conteneur entre la Chine du Sud et le port de Longoni. Un niveau particulièrement élevé puisque les ports de Mombasa et Dar es Salaam ne supportent qu’une surtaxe de 200 dollars sur la même route maritime.
Pour Mayotte, cette décision n’est pas anodine. L’île dépend massivement des importations pour son alimentation, ses matériaux de construction, son électroménager ou encore ses produits de consommation courante. Chaque augmentation du coût du transport finit par se répercuter sur les prix payés par les consommateurs mahorais.
Selon les données relayées par Container News, les 600 dollars supplémentaires représentent environ 550 euros de plus sur un conteneur de 20 pieds. Une charge qui s’ajoute déjà aux frais portuaires, à la manutention et aux coûts logistiques. Au bout de la chaîne, ce sont les familles mahoraises qui risquent une nouvelle fois de supporter l’essentiel de la facture.
L’impact pourrait concerner aussi bien les produits alimentaires que les équipements du quotidien. Riz, huile, conserves, matériaux de construction ou appareils électroménagers arrivent majoritairement par voie maritime. Quelques centimes supplémentaires sur un produit peuvent sembler faibles, mais multipliés à l’échelle d’un territoire où la vie chère reste une préoccupation majeure, les conséquences deviennent significatives.
Cette hausse intervient alors que le port de Longoni s’apprête à entrer dans une nouvelle phase de son histoire avec le retour annoncé à une gestion publique à partir du 1er septembre. Dans ce contexte, la question du coût de l’approvisionnement de Mayotte reste plus que jamais stratégique pour l’économie locale et le budget des ménages.
Pour l’heure, CMA CGM présente cette surcharge comme temporaire, mais aucune date de fin n’a été annoncée. Une incertitude supplémentaire pour un territoire qui demeure particulièrement vulnérable aux fluctuations du transport maritime international.








