Un an après le passage du cyclone Chido, le secteur hôtelier de Mayotte n’a pas encore retrouvé son niveau d’activité d’avant la catastrophe. Selon les chiffres publiés par l’Insee, la capacité d’accueil des hôtels et autres hébergements collectifs de tourisme demeure inférieure de 20 % à celle observée avant décembre 2024.
En décembre 2025, le parc touristique compte 17 structures, dont huit seulement ont rouvert partiellement après les dégâts causés par le cyclone. Au total, l’île dispose désormais de 378 chambres et appartements, un niveau encore insuffisant pour retrouver l’offre d’avant-crise.
La fréquentation recule également. Entre février et novembre 2025, le nombre de nuitées enregistrées baisse de 14 % par rapport à la même période de l’année précédente. Malgré cette diminution, les établissements ouverts affichent un taux d’occupation de 79 %, soit six points de plus qu’en 2024.
Cette situation s’explique par la présence de nombreux personnels venus de l’extérieur pour participer aux missions de reconstruction et de service public. Soignants, gendarmes, policiers, militaires ou encore membres d’organisations humanitaires occupent une part importante des hébergements disponibles. L’Insee précise ainsi que 62 % des nuitées enregistrées en 2025 sont liées à des déplacements professionnels.
Autre enseignement de l’étude, Mamoudzou concentre à elle seule 44 % des capacités d’accueil de l’île, confirmant son rôle central dans l’activité touristique et économique du territoire. Si l’hôtellerie mahoraise fait preuve de résilience, les chiffres montrent qu’elle reste encore engagée dans une longue phase de reconstruction.








