La Cour d’Assises des mineurs de Mamoudzou poursuit l’examen de l’affaire de Poroani, qui avait coûté la vie à un jeune homme en mars 2022. Entre déclarations contradictoires, remords exprimés à la barre et accusations de pressions démenties par les images, l’audience a été particulièrement suivie.
Les onze accusés sont jugés pour leur implication présumée dans les violences survenues dans la nuit du 15 mars 2022. Selon les éléments du dossier, trois jeunes originaires de Mamoudzou avaient été pris à partie à Poroani par un groupe d’individus. L’une des victimes, âgée de 25 ans, succombera à ses blessures deux jours plus tard.
Entendu en visioconférence, le médecin légiste a confirmé que le décès résultait d’un important œdème cérébral provoqué par les coups reçus. Face à la Cour, la plupart des accusés ont minimisé leur participation, évoquant des souvenirs flous, la consommation d’alcool ou un rôle limité dans les violences.
Une large partie des débats a porté sur les accusations de pressions supposément exercées par les enquêteurs et le magistrat instructeur. Pour vérifier ces affirmations, la présidente a ordonné le visionnage des enregistrements des auditions. Après examen, aucune pression particulière n’a été constatée, fragilisant ainsi les déclarations des accusés.
L’un des deux mineurs au moment des faits a livré le témoignage le plus marquant, reconnaissant avoir compris la gravité de la situation et affirmant que cette nuit l’avait changé à jamais.
L’audience a également été suspendue une quinzaine de minutes lorsqu’un accusé a demandé à s’entretenir avec son avocat, expliquant qu’aucune préparation n’avait eu lieu avant les débats.
Les prochains jours seront consacrés à l’étude de la personnalité des accusés et à l’audition des experts.

Tags:
- à la une, à la une principale, mayotte







