Ce lundi, au tribunal, les dossiers de pilotes de kwassa se sont une nouvelle fois enchaînés lors des comparutions immédiates. Tout juste âgé de 20 ans, un pilote de kwassa a été intercepté le 11 juin 2026 au large de Dzaoudzi avec, à son bord, 9 hommes et 1 femme, ainsi que 50 cartouches de cigarettes, 2 chèvres et 1 mouton. Alors qu’il était également poursuivi pour l’importation de cigarettes, il a expliqué ne pas savoir ce qu’il y avait dedans. Pour le reste, il a reconnu les faits.
« Je me suis retrouvé obligé de faire ça », a-t-il déclaré à la barre de la salle d’audience. Il a mis en avant le besoin de gagner de l’argent pour ses enfants depuis le décès de sa femme et pour subvenir aux besoins de ses parents âgés. « Je sais que j’ai mal agi », a-t-il indiqué aux magistrats, en soulignant : « Je ne recommencerai plus. Si je reviens, vous pouvez faire ce que vous voulez. »
« Il n’est pas question de pardon, mais de faire appliquer la loi », s’est exclamée la substitut du procureur de la République. Elle a requis la relaxe concernant l’importation de cigarettes, en mettant en avant la bonne foi du prévenu, mais a demandé 6 mois de prison et 5 ans d’interdiction du territoire français pour le pilote, pour qui c’était la première fois qu’il effectuait ce travail. L’avocat a rappelé qu’« il ne faut pas perdre de vue qu’eux aussi se mettent en danger » et a souhaité que la peine de prison soit assortie d’un sursis. « Il a besoin de rentrer », a-t-il déclaré. La décision a été mise en délibéré.
Un pilote de kwassa transportant passagers, bétail et cigarettes jugé devant le tribunal

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