Le projet de création d’un établissement public industriel et commercial (EPIC) pour gérer le port de Longoni continue de susciter des réactions. Dans un communiqué, l’association Les Femmes Leader de Mayotte appelle les élus et la population à la vigilance, estimant que cette évolution pourrait avoir des conséquences importantes sur l’avenir de la principale infrastructure portuaire de l’île.
L’association rappelle que le port de Mayotte constitue un outil stratégique pour l’approvisionnement du territoire et son développement économique. Elle soutient que la question de sa propriété n’aurait jamais été définitivement réglée malgré plusieurs textes successifs relatifs à sa gestion.
Selon les Femmes Leader, la création d’un EPIC avant la clarification du cadre juridique et réglementaire serait prématurée. Elles considèrent qu’une telle décision pourrait conduire à un transfert progressif des compétences portuaires vers l’État, alors que le Département et la Région devraient, selon elles, obtenir au préalable un transfert en pleine propriété de l’infrastructure.
Le communiqué s’appuie notamment sur des dispositions issues des réformes de décentralisation ainsi que sur des échanges administratifs antérieurs concernant l’avenir du port. L’association rappelle également qu’une demande de transfert en pleine propriété avait été formulée dès 2009.
Face à cette situation, les Femmes Leader demandent à l’Assemblée de Mayotte de privilégier une solution transitoire permettant d’assurer la continuité du service public portuaire. Elles évoquent notamment la possibilité de conclure un nouveau contrat provisoire de délégation de service public avec l’actuel gestionnaire, dans l’attente d’une clarification définitive du statut du port de Longoni.










