L’affaire Lyhana a profondément ému les Mahorais. Mais au-delà de ce drame, les violences faites aux enfants demeurent une réalité préoccupante sur le territoire.
Selon l’Observatoire départemental de la protection de l’enfance (ODPE), plus de 55 % des informations préoccupantes reçues par la Cellule de recueil des informations préoccupantes concernent des situations de maltraitance : violences physiques, sexuelles, psychologiques ou négligences graves.
Les statistiques du ministère de l’Intérieur montrent pourtant des taux de violences sur mineurs relativement faibles à Mayotte. Un paradoxe qui interpelle les professionnels du secteur. Pour nombre d’entre eux, ces chiffres traduisent surtout une sous-déclaration importante des faits.
Les violences sexuelles restent particulièrement préoccupantes. Selon les données officielles, 96 % des victimes de violences sexuelles intrafamiliales enregistrées à Mayotte étaient mineures au moment des faits.
Pour les associations et les travailleurs sociaux, l’affaire Lyhana rappelle qu’au-delà des dossiers médiatisés, de nombreux enfants en danger restent invisibles. Un constat qui place plus que jamais la protection de l’enfance parmi les grands défis de Mayotte.











