L’école Baobab de Koungou n’a pas accueilli d’élèves ce jeudi. Alors que les enseignants étaient présents et que les locaux restaient ouverts, des parents d’élèves ont choisi de ne pas envoyer leurs enfants en classe afin de dénoncer les dégradations répétées qui touchent l’établissement.
Selon un parent, cette action vise également à permettre aux entreprises mandatées par la commune d’installer de nouveaux sanitaires dans de meilleures conditions. Les actes de vandalisme seraient devenus fréquents et représenteraient un coût important pour la collectivité.
« Aujourd’hui, il est inadmissible que nos impôts partent à la poubelle », déplore-t-il. Portes, cuves de toilettes et autres équipements seraient régulièrement détériorés puis remplacés par la mairie. « La mairie passe derrière tout le temps pour faire des réparations », ajoute-t-il. Selon ce témoignage, les bureaux de l’inspection auraient également été cambriolés. « Le frigo, le projecteur, la cafetière… Ils prennent tout », affirme ce parent. Des portes, fenêtres, armoires et matériels scolaires auraient aussi disparu au fil des mois.
Au moment de la mobilisation, une entreprise intervenait pour installer de nouvelles toilettes. Mais pour les parents, les réparations ne suffiront pas à régler le problème. « Ça va rester combien de temps, je n’en sais rien », s’inquiète-t-il. Les parents mobilisés appellent à une prise de conscience collective afin de préserver les équipements destinés aux élèves. Ils estiment que la lutte contre le vandalisme passe aussi par une plus grande sensibilisation des jeunes et de leurs familles.
À Koungou, des parents se mobilisent contre les dégradations qui touchent l’école Baobab

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