Après l’hôtel Maharadjah à Mamoudzou, une seconde fermeture administrative frappe cette fois un commerce de Sada. L’entreprise individuelle Douka La Madjirani a été contrainte de fermer temporairement par arrêté préfectoral après plusieurs infractions graves relevées lors d’un contrôle conjoint mené par la gendarmerie et l’inspection du travail.
Selon le document publié au recueil des actes administratifs, les autorités évoquent des faits de travail dissimulé, d’emploi d’étrangers sans autorisation de travail ainsi qu’une absence totale de déclarations sociales et fiscales. Le contrôle réalisé dans le cadre d’une opération CODAF à Sada a mis en évidence une situation jugée particulièrement grave par les services de l’État. D’après l’arrêté préfectoral, l’ensemble des salariés présents lors du contrôle se trouvait en situation irrégulière au regard du droit du travail, soit un taux de travail illégal de 100 % des effectifs constatés.
Les enquêteurs indiquent également que plusieurs rémunérations seraient versées en espèces sans aucune traçabilité sociale ou fiscale. Deux salariés de nationalité comorienne auraient aussi été employés sans autorisation de travail. Face à la gravité des faits, le préfet de Mayotte a ordonné une fermeture administrative temporaire de quatre-vingts jours.
Dans son arrêté, l’État estime que ces pratiques portent “une atteinte particulièrement grave à l’ordre public social et économique” et traduisent “une exploitation manifeste de la précarité des salariés”. L’établissement devra afficher l’arrêté sur sa devanture durant toute la période de fermeture. Toute réouverture illégale exposerait l’exploitant à des poursuites pénales.

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