La cour d’assises de Mamoudzou a confirmé ce vendredi 15 mai la condamnation de Kamal, 34 ans, pour complicité de viol. Déjà condamné en novembre 2024 à dix ans de réclusion criminelle, il avait fait appel. La peine est maintenue, avec interdiction définitive du territoire français et dix ans d’inéligibilité.
Les faits remontent au 2 octobre 2021 dans le quartier Barakani à Mamoudzou. Une ressortissante comorienne, en difficulté pour obtenir un titre de séjour, avait sollicité l’aide de Kamal. Celui-ci l’avait mise en relation avec Ismael, prétendant qu’il pouvait faciliter ses démarches administratives. En échange, la victime devait payer 100 euros ou accepter une relation sexuelle. Refusant, elle avait versé 30 euros d’acompte.
Kamal avait organisé un rendez-vous dans un banga isolé, la victime était rétissante à s’y rendre, mais elle était mise en confiance par celui-ci et se rendait dans le banga. Kamal était resté à l’extérieur pendant que la rencontre se transformait en viol. Ismael a été condamné pour ces faits à treize ans de réclusion et ne faisait pas appel de la décision.
Pour la partie civile et le parquet général, Kamal a tendu un véritable guet-apens. La défense a reconnu ses mensonges, mais nié qu’il ait eu connaissance du viol à venir. La cour a estimé que son rôle d’intermédiaire avait été déterminant et a confirmé sa culpabilité.










