Les débuts de cette mandature dans la communauté d’agglomération du Grand Nord ressemblent déjà à une répétition générale de la politique mahoraise : rivalités de pouvoir, querelles de représentativité et guerre de positions sur fond de réseaux sociaux. Derrière la crise actuelle, il y a pourtant une réalité très simple rappelée avec clarté par Ahmed Darouechi, le 1er VP : une majorité s’est dégagée et elle entend gouverner.
Le premier vice-président de l’intercommunalité ne tourne pas autour du pot. Pour lui, la contestation née autour des désignations au sein du LEMA et du SIDEVAM ne relève pas d’un problème démocratique mais d’une frustration politique. Certains élus auraient découvert qu’ils ne disposaient pas du poids suffisant pour imposer leurs candidats et auraient alors voulu remettre en cause les règles du jeu, jusqu’à réclamer une révision des statuts de l’interco au motif que Koungou disposerait de trop de sièges.
La leçon politique assumée par Ahmed Darouechi est limpide : quand tu n’as pas la majorité « soit tu te soumets, soit tu te démets ». Une formule rude mais qui traduit une vision classique des rapports de force politiques. En démocratie, la majorité gouverne et la minorité compose avec le résultat des urnes.
Reste désormais à savoir si cette ligne dure permettra réellement d’apaiser les tensions. Car derrière les batailles de sièges se jouent des dossiers considérables pour le nord de Mayotte : port, aéroport, développement économique et équilibre territorial. Une guerre politique permanente pourrait rapidement coûter cher à tout le territoire.
Tensions à l’interco du Grand Nord : Ahmed Darouechi assume une ligne ferme et claire

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