La vigilance des Naturalistes de Mayotte n’a pas suffi à éviter une nouvelle atteinte à la faune marine. Ce vendredi soir, de retour sur leur campement de Saziley, où ils assurent le suivi des pontes de tortues et mènent des actions contre le braconnage, les bénévoles ont découvert avec consternation que deux tortues avaient été braconnées durant leur absence.
Un choc pour l’association, engagée depuis des années dans la protection de ces espèces emblématiques. Son président, Michel Charpentier, confirme une recrudescence récente des actes de braconnage, malgré les efforts de surveillance et de sensibilisation menés sur le terrain.

Au-delà de l’acte lui-même, cette situation pose une question essentielle. Le braconnage n’existe pas sans débouché. Derrière chaque tortue tuée, il y a une consommation. La viande de tortue continue d’alimenter un marché clandestin, qui encourage ces pratiques illégales et met en péril une espèce protégée.
Sur une île où la biodiversité constitue une richesse majeure, ces actes interrogent sur les comportements et les responsabilités collectives. La protection des tortues marines ne repose pas uniquement sur les associations ou les autorités, mais aussi sur une prise de conscience globale.

Face à cette nouvelle alerte, une question s’impose : comment enrayer durablement ce phénomène si la demande persiste ?









