Un homme, âgé de 20 ans, a été condamné à deux ans de prison avec maintien en détention par le tribunal, à l’issue d’une audience marquée par des faits de violences et de dégradations commis à Vahibé sur plusieurs années. À la barre, le prévenu a multiplié les dénégations, évoquant à plusieurs reprises une consommation d’alcool l’empêchant, selon lui, de se souvenir des faits. « Je ne me rappelle pas. Je ne crois pas que c’est moi », a-t-il déclaré.
En 2026, un taxi a été caillassé à l’entrée du village. « À Vahibé, il y a beaucoup de personnes qui caillassent les voitures », explique-t-il. Durant la même période, un homme en situation de handicap a été agressé par un groupe de quatre individus alors qu’il sortait de la mosquée. Cinquante euros lui ont été volés. « Ils m’ont traîné par terre ! Il était là, mais ce n’est pas lui le chef de la bande. J’aimerais que justice soit faite. », explique-t-il, encore marqué par la scène. Le prévenu explique ne se rappeler de rien, étant une nouvelle fois alcoolisé.
Le 26 avril 2026, un jour particulièrement violent à Vahibé après une opération Kingia, il est interpellé avec un couteau sur lui. « J’étais alcoolisé. Je n’étais au courant de rien. Je ne savais pas que j’avais un couteau dans ma sacoche. »
En 2023, il a été impliqué dans des barrages et des dégradations, toujours à Vahibé, visant des automobilistes ainsi que les forces de l’ordre.
Le parquet avait requis trois ans de prison, pointant une situation locale sous tension. La défense a plaidé l’insuffisance de preuves sur certains faits. Le tribunal a finalement retenu une peine de deux ans, assortie d’une interdiction de port d’arme pendant cinq ans.
Un délinquant de Vahibé condamné à deux ans de prison ferme

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