L’approbation par le Parlement de l’accord permettant à la Martinique d’intégrer la Caricom comme membre associé marque une avancée majeure pour l’insertion régionale des territoires ultramarins. Cette décision, soutenue par l’État, offre à la collectivité antillaise un accès direct aux instances de coopération, aux échanges économiques et aux dynamiques régionales.
Mais cette évolution met en lumière un contraste frappant avec la situation de Mayotte. Dans l’océan Indien, la Commission de l’océan Indien (COI) est censée jouer un rôle similaire à celui de la Caricom dans les Caraïbes. Pourtant, les retombées concrètes pour Mayotte restent limitées, et l’intégration régionale du territoire demeure incomplète.
Alors que la France a su mobiliser ses moyens juridiques et diplomatiques pour accompagner la Martinique, aucune dynamique comparable ne semble engagée pour renforcer la place de Mayotte au sein de la COI. Cette différence de traitement interroge sur la stratégie globale de l’État en matière d’outre-mer.
Si l’insertion régionale est présentée comme un levier de développement économique et de rayonnement, pourquoi Mayotte ne bénéficie-t-elle pas des mêmes avancées ? Que faut il comprendre ? La COI remplit-elle réellement son rôle pour le territoire ou reste-t-elle une structure aux effets limités ? Si tel est le cas pourquoi la France continue-t-elle de payer pour cette institution ?
Au-delà de ces questions, c’est la place de Mayotte dans son environnement régional qui est en jeu. Une réflexion qui renvoie à la vision plus large de « l’archipel de France » définie par le Président de la République lors des assises des Outre mer au début de sa présidence et à la nécessité d’assurer une cohérence entre les ambitions affichées et les réalités locales.
La Martinique intégrée à la CARICOM pendant que Mayotte est toujours à l’écart de la COI

Tags:
- à la une, à la une principale, CARICOM, COI, développement, géopolitique, Martinique, mayotte, Outre-mer









