L’ancien président du Syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement de Mayotte (SIEAM), Mouhamadi Vitta, dit Bavi, a été condamné par le tribunal judiciaire de Paris pour corruption et favoritisme. Il écope d’une peine de quatre ans de prison, dont deux avec sursis, ainsi que d’une amende de 10 000 euros. Une décision saluée par l’association Anticor, partie civile dans ce dossier emblématique.
Dans son communiqué, Anticor souligne que la justice a reconnu « un large système de favoritisme » au sein du SIEAM, une structure au cœur de la gestion de l’eau à Mayotte. L’association, engagée localement depuis octobre 2025, affirme avoir agi pour représenter les intérêts des habitants dans une affaire aux conséquences directes sur leur quotidien.
Ce dossier est considéré comme l’un des plus importants en matière de corruption sur le territoire. Lors du procès, Anticor a cherché à faire toute la lumière sur les responsabilités de chacun, rappelant que les pratiques dénoncées ne relèvent pas de simples dysfonctionnements techniques, mais bien d’atteintes graves à la probité publique.
Dans un contexte de crise persistante de l’eau, les faits reprochés prennent une dimension particulière. L’association insiste sur les impacts concrets de ces dérives : désorganisation de la gestion des ressources, aggravation des pénuries et creusement des inégalités entre les habitants.
« Au-delà du dossier judiciaire, cette affaire met en lumière les conséquences concrètes de la corruption sur la vie des Mahorais. La condamnation de l’ex-président du SIEAM envoie un signal fort et réaffirme l’exigence d’exemplarité des responsables publics. »
Pour Anticor, cette décision de justice constitue une étape importante dans la reconnaissance du préjudice subi par la population mahoraise et dans la nécessité de restaurer la confiance envers les institutions.










