Le ton est donné à Bandraboua. À peine installé, le nouveau maire frappe fort dès le début de son mandat. Il a signé, le 11 avril 2026, un arrêté ordonnant l’arrêt et la démolition de constructions illégales à Pahouéni, Mayotte. Une décision juridiquement encadrée par le Code général des collectivités territoriales, mais qui suscite déjà de vives réactions et alimente les débats sur les réseaux sociaux. Elle marque un début de mandat sous le signe de la fermeté.
Une décision ferme contre les constructions illégales à Pahouéni, Mayotte
Selon les constats de la police municipale, plusieurs structures de type « banga en tôle », destinées à une activité commerciale, ont été édifiées sans autorisation préalable sur un terrain relevant du domaine communal. L’arrêté municipal n°01/CB/PM/26 interdit désormais toute nouvelle installation sans accord de la mairie. Il qualifie ces constructions d’occupation irrégulière et ordonne leur enlèvement par les services municipaux, avec l’appui de la police.
Un cadre juridique clair pour justifier l’intervention sur les constructions illégales
Sur le plan juridique, la décision de démolir les constructions illégales à Pahouéni s’appuierait sur les articles L.2212-1 et L.2212-2. Ils confèrent au maire de Bandraboua la responsabilité d’assurer l’ordre public et de protéger le domaine communal. Une application stricte du droit, qui vise à rétablir l’égalité entre les administrés. « Ceux qui respectent les procédures ne doivent pas être pénalisés par rapport à ceux qui s’en affranchissent », souligne un proche du dossier.
Une décision qui divise l’opinion publique
Sur le terrain, la mesure de démolition des constructions illégales ne fait pas l’unanimité. Sur les réseaux sociaux, les réactions se multiplient. « Là où il ne devrait pas y avoir de débat, c’est devenu un sujet de crêpage de chignons », déplore un habitant, pointant une politisation excessive.
D’autres rappellent que le site concerné a récemment bénéficié d’investissements publics avec des aires de jeux très appréciées des jeunes et de leurs familles et qu’il existait déjà des espaces de vente aménagés à proximité.
Certains évoquent également un projet de marché couvert à Dzoumogné. Cette perspective laisse penser que les occupations illégales pourraient être liées à l’espoir d’obtenir un emplacement prioritaire. Une hypothèse qui alimente les tensions et les incompréhensions.
Un équilibre fragile entre autorité municipale et tensions locales
Entre impératif de légalité et réalités sociales, la décision municipale met en lumière un équilibre délicat à trouver. Une chose est sûre : ce premier acte fort du maire de Bandraboua concernant la démolition des constructions illégales à Pahouéni ne laisse personne indifférent. Un mandat qui pourrait bousculer les lignes et rebattre les cartes des vieilles habitudes. Pour ne rien manquer des sujets qui font débat, restez connectés à Kwezi, votre référence de l’actualité à Mayotte.










