La tension monte dans le premier degré à Mayotte. Le syndicat FSU-SNUipp appelle l’ensemble des personnels à se mobiliser par la grève les 21, 22 et 23 avril 2026 pour dénoncer une situation jugée intenable dans les écoles du territoire.
Au cœur de la contestation, les suppressions de classes, qualifiées de « décision irresponsable et profondément injuste » dans un contexte où des milliers d’enfants restent encore privés d’école. Le syndicat pointe également des conditions de travail qui « ne cessent de se dégrader », évoquant des classes surchargées, un manque de moyens et des réponses jugées insuffisantes pour les élèves en difficulté. À cela s’ajoutent des tensions internes. Le document dénonce « des pressions et harcèlements hiérarchiques » ainsi qu’un « mépris manifeste à l’égard des personnels », estimant que la situation ne peut plus durer.
Face à ce constat, plusieurs revendications sont avancées : l’amélioration immédiate des conditions de travail, l’abandon des suppressions de classes, mais aussi des mesures pour renforcer l’attractivité du territoire, notamment via les salaires et le logement. Le syndicat réclame également des avancées pour les contractuels et le respect des personnels.
À travers cet appel, la FSU-SNUipp entend obtenir « des réponses immédiates et des engagements concrets », estimant que l’avenir du service public d’éducation à Mayotte est en jeu.
Appel à la grève les 21, 22 et 23 avril dans l’Education nationale

Tags:
- à la une, à la une principale, écoles, enseignants, grève, mayotte, service public









