Le ministère du Travail a confirmé, le 2 avril, l’ouverture du dispositif d’activité partielle pour les entreprises affectées par le conflit au Moyen-Orient. À Mayotte, cette mesure intervient dans un contexte marqué par une forte hausse du prix du gazole, en progression de 46 centimes par litre, avec des répercussions directes sur plusieurs secteurs clés de l’économie locale.
Le recours à l’activité partielle est désormais possible pour les entreprises dont l’activité est directement impactée, notamment en cas de hausse des coûts ou de difficultés d’approvisionnement. Le gouvernement retient le motif de « circonstances de caractère exceptionnel », permettant une activation rapide du dispositif. Les employeurs peuvent placer leurs salariés en chômage partiel avant de déposer une demande dans un délai de trente jours, l’administration disposant ensuite de quinze jours pour répondre.
Dans ce cadre, les salariés perçoivent 60 % de leur salaire brut, soit environ 72 % du net. À Mayotte, le plancher est fixé à 7,50 euros de l’heure. Les secteurs du BTP, du transport et du commerce apparaissent particulièrement exposés, en raison de leur dépendance aux importations et aux carburants.
Ce dispositif s’inscrit dans un ensemble de mesures de soutien, incluant notamment des facilités de trésorerie et des reports de charges. Il vise à amortir un choc économique dont les effets pourraient s’inscrire dans la durée.
Le gouvernement ouvre le dispositif d’activité partielle aux entreprises mahoraises frappées par la crise au Moyen-Orient

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