Des agents des services sociaux du Département-Région de Mayotte ont cessé le travail en exerçant leur droit de retrait, dénonçant des conditions jugées dangereuses. Plus d’un an après le cyclone Chido, certains locaux restent fortement dégradés, avec infiltrations d’eau, plafonds abîmés, moisissures et installations électriques défaillantes.
À l’intérieur, les agents décrivent un environnement insalubre, marqué par des odeurs persistantes, la présence de déchets et de mouches. « C’est irrespirable », témoigne l’un d’eux. D’autres évoquent des risques d’électrocution en cas de pluie, obligeant à couper l’électricité. Tous pointent des conditions incompatibles avec la poursuite de leurs missions.
Ces agents assurent notamment le suivi de publics vulnérables, dans le cadre de l’APA, de la PCH ou du RSA. La situation entraîne déjà des retards dans le traitement des dossiers, avec des conséquences directes pour les usagers. « On ne peut pas les faire attendre », souligne une agente.
Malgré leur mobilisation après le cyclone pour remettre les locaux en état, ils dénoncent aujourd’hui l’absence de réponse concrète. Les agents demandent une réunion avec leur hiérarchie et des travaux urgents, condition nécessaire à la reprise de leurs activités.











