À la une de France Mayotte Matin aujourd’hui, le climat politique local reste sous tension après les municipales. À Koungou, l’élection du maire s’est déroulée dans un contexte particulièrement agité, entre violebces et usage de gaz lacrymogènes à l’issu de la cérémonie, tandis qu’à Bouéni, les crispations persistent. Dans ce paysage encore instable, plusieurs recours ont été déposés, prolongeant les incertitudes autour de certains scrutins.
Sur le front judiciaire, la situation est préoccupante : le tribunal de commerce est ralenti depuis janvier, faute de juges consulaires en nombre suffisant. Une paralysie qui bloque les dossiers et fragilise encore un tissu économique déjà sous pression.
Autre enjeu structurant, la mobilité. La concession de l’aéroport de Mayotte est prolongée jusqu’en 2031, avec des travaux annoncés et un contrôle renforcé de l’État. Une décision stratégique pour un territoire dépendant de ses liaisons aériennes.
Dans le domaine de la sécurité, un nouveau directeur territorial de la police nationale est nommé, avec pour mission de répondre à une délinquance persistante et à des tensions liées à l’immigration.
Côté environnement, la pêche aux poulpes sera interdite dès le 1er avril pour préserver la ressource, rappelant la fragilité du lagon.
Enfin, à l’échelle régionale, la situation inquiète : le conflit au Mozambique s’étend désormais en mer, faisant peser un risque sur les routes maritimes du canal. Une menace directe pour Mayotte, au croisement d’enjeux sécuritaires, économiques et géopolitiques.






