Violence : À Koungou, l’élection du maire a dégénéré en violences, révélant des tensions fortes autour de l’immigration et de la sécurité
La cérémonie d’élection du maire à Koungou a été suivie de violents incidents ce week-end. Moins de cinq minutes après l’officialisation de l’élection de Raos Ahamadi, redevenu premier édile de la commune, la situation a brusquement dégénéré aux abords du lieu de rassemblement.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, un mouvement de foule s’est formé dans un contexte déjà tendu. « Il y avait trop de monde, et tout est parti en vrille très rapidement », rapporte un témoin présent lors des faits. D’après d’autres sources présentes sur place au moment des faits, les tensions seraient parties d’une intervention des forces de l’ordre liée à des interpellations pour des faits d’immigration clandestine. Le refus des autorités de relâcher certaines personnes arrêtées aurait alors provoqué l’embrasement de la situation.
Des jets de pierres et de projectiles ont été signalés, visant notamment les forces de sécurité. En réponse, ces dernières ont fait usage de gaz lacrymogène pour tenter de disperser la foule et reprendre le contrôle. Si le calme a finalement été rétabli, ces incidents jettent une ombre sur l’installation du nouveau maire. Ils illustrent également les tensions persistantes dans la commune, où les questions de sécurité et de gestion des flux migratoires restent particulièrement sensibles.
Pour Raos Ahamadi, ce début de mandat s’annonce déjà sous pression, avec la nécessité de répondre rapidement à ces défis tout en apaisant un climat local fragile.








