À Boueni, l’élection municipale du 22 mars continue de faire des vagues. La courte victoire de la liste « Boueni de demain », menée par Mirhane Ousséni, est contestée par le camp du maire sortant Assani Saindou. L’écart, de seulement 43 voix, alimente les tensions et nourrit les soupçons.
Au cœur de la polémique, des procurations électorales jugées suspectes. Une enquête a été ouverte après un signalement transmis aux autorités. Selon des éléments évoqués dans la procédure, plusieurs dizaines, voire centaines de procurations pourraient être irrégulières, ce qui pourrait avoir pesé sur le résultat final.
Face à cette situation, l’État aurait saisi le procureur de la République afin d’éclaircir les faits. Parallèlement, un recours a été déposé devant le juge de l’élection pour demander l’annulation du scrutin. Les contestataires estiment que le nombre de procurations litigieuses dépasse largement l’écart de voix constaté.
Dans un message adressé à ses soutiens, la liste battue insiste sur la nécessité de défendre la sincérité du vote et affirme faire confiance à la justice pour établir la vérité.
Dans ce contexte tendu, l’avenir politique de la commune reste incertain, suspendu aux décisions judiciaires à venir.







