La tension monte dans le secteur de l’éducation à Mayotte. Plusieurs organisations syndicales, dont la CFDT Éducation, la CGT Educ’Action, la FSU et l’UNSA Éducation, appellent à une grève le 31 mars pour dénoncer des conditions de travail jugées dégradées et un manque de moyens persistants.
Depuis plusieurs mois, les syndicats alertent sur les effets des choix budgétaires nationaux. Ils évoquent des suppressions de postes, un blocage des salaires et une absence de revalorisation, dans un contexte où les besoins éducatifs restent particulièrement élevés sur le territoire.
À Mayotte, ils estiment que les réalités locales sont sous-évaluées et dénoncent des données qui ne refléteraient pas l’ampleur des difficultés. Ils pointent aussi la stagnation des rémunérations, accentuée par l’inflation et le gel du point d’indice, ainsi que la situation des personnels non enseignants, notamment les AESH.
Les revendications portent sur une revalorisation salariale, une meilleure prise en compte des spécificités du territoire et des mesures concrètes pour améliorer les conditions d’exercice.
Un rassemblement est prévu à partir de 9 heures devant le rectorat. Les syndicats espèrent une mobilisation significative pour faire entendre leurs demandes.







