Ce mercredi 25 mars 2026, la cour d’assises d’appel doit réexaminer l’une des affaires criminelles les plus marquantes survenues à Mayotte ces dernières années. HAMADA Tadjidine, surnommé « Satche », comparait de nouveau pour son implication présumée dans une violente séquestration commise en 2020 à Coconi.
Les faits remontent à la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2020. Un cadre administratif du lycée agricole de Coconi avait été victime d’une intrusion à son domicile. Maîtrisé par plusieurs individus, l’homme avait été ligoté puis contraint de monter dans son propre véhicule avant d’être transporté hors du village. Retenu durant de longues heures dans une zone isolée, il était finalement parvenu à se libérer et à alerter les secours.
L’enquête menée par les gendarmes avait rapidement permis d’identifier plusieurs suspects grâce aux témoignages recueillis et aux expertises scientifiques réalisées sur les lieux. Cinq hommes avaient été mis en cause pour des faits qualifiés notamment de vol en bande organisée, séquestration et extorsion aggravée.
Lors du premier procès devant la cour d’assises de Mayotte, le ministère public avait présenté HAMADA Tadjidine comme un acteur central du groupe, soupçonné d’avoir joué un rôle déterminant dans le déroulement des faits. Des peines lourdes avaient alors été prononcées, au regard de la gravité des violences et du traumatisme subi par la victime.
Mais la procédure judiciaire se poursuit désormais devant la juridiction d’appel. Pendant plusieurs jours d’audience, magistrats et jurés devront réexaminer le dossier, entendre à nouveau les accusés, les avocats et les parties civiles, ainsi que revenir sur les circonstances précises de cette nuit qui avait profondément marqué la communauté éducative et locale.
Ce nouveau procès constitue une étape décisive pour l’accusé comme pour la victime, six ans après les faits, dans une affaire devenue emblématique des dossiers criminels traités par la justice mahoraise.








